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Les Espagnols très actifs dans le groupe des FTP de Flers

  • Usage pédagogique Usage pédagogique
  • Date du document : Années 1970
  • Référence : Arch. Dép. Orne, 41 J 200
  • Matière(s) : Histoire
  • Auteur(s) : Jean Vigile , Paul Saniez
  • Lieu(x) : Flers
  • Période(s) : De 1914 à nos jours

Présentation :

Le document proposé ici est le rapport d’activité du groupe des résistants communistes de la région de Flers parmi lesquels se trouvaient de nombreux Espagnols. Le document n’est pas contemporain des faits ; il est rédigé probablement au cours des années 1970 par Jean Vigile qui fut le correspondant ornais du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1980 et qui a rassemblé une formidable documentation sur la Seconde Guerre mondiale. Comme il le précise lui-même, Jean Vigile retranscrit pour l’essentiel le rapport original rédigé en 1944 par Paul Saniez, le chef de la Résistance communiste dans la région de Flers (ce document est accessible ci-dessous au format pdf). Cependant, Jean Vigile apporte des précisions au texte de Paul Saniez et rétablit quelques dates inexactes.

Malgré tout, la chronologie reste parfois incertaine, notamment lorsque l’on cherche à dater les étapes de la constitution des groupes de Résistance. Rien d’étonnant à cela : d’abord, nous sommes tributaires de la mémoire des acteurs qui, pendant la guerre, pour des raisons évidentes de sécurité, ne gardaient pas de traces écrites de leur activité. Ensuite, cette structuration organisationnelle s’est constituée de manière informelle : on ne crée pas un groupe de combattants clandestins par une déclaration en préfecture et on ne délivrait pas de bulletin d’adhésion !

Ces précautions étant prises, que savons-nous du rôle des étrangers dans la Résistance des environs de Flers ? Rappelons d’abord que les activités industrielles (le textile et les mines) sont importantes dans la région. Dès lors, la population ouvrière y est nombreuse ; une partie d’entre elle est membre ou proche du parti communiste. Selon le rapport de Paul Saniez, certains militants organisent dès 1940 la diffusion de propagande clandestine. Au printemps 1941, après l’attaque allemande contre l’URSS, les différentes organisations communistes clandestines s’engagent de manière plus structurée et plus systématique dans la lutte contre l’occupant et contre Vichy.

Or, de nombreux réfugiés espagnols de la région travaillent dans les chantiers de bûcheronnage et au service des mines de la Compagnie d’Anzin de Saint-Clair-de-Halouze. Certains viennent de Sées où ils ont pu prendre contact avec les membres de la Ligue des invalides ou de l’Union nationale espagnole (créée en 1941), qui forment les premières organisations clandestines de Résistance espagnole. D’autres arrivent du Calvados ou de la Manche. Tous en tout cas, membres ou non du parti communiste, sont animés par la volonté de poursuivre en France le combat antifasciste mené en Espagne. Avant la guerre déjà, les communistes étrangers étaient regroupés dans le cadre des unités de la Main d’œuvre Immigrée (MOI). En avril 1942, le parti communiste français crée une branche armée, les groupes de Francs-Tireurs et Partisans (FTP), voués à la lutte contre l’occupant ; les unités MOI s’agrègent à ces structures et deviennent en mai 1943 les FTP-MOI. Ainsi, des groupes de FTP-MOI sont créés à Flers, à Ger (Manche) et à Sées. Comme on le verra dans le document, leurs actions deviennent de plus en plus offensive : propagande d’abord (distribution de tracts et journaux clandestins), puis rapidement vols d’explosifs, sabotages, et enfin lutte armée après le Débarquement.

Ce document présente donc les actions menées par les résistants communistes de la région de Flers, et notamment par les Espagnols intégrés dans ces groupes de Résistance. On a déjà dit que la chronologie était parfois flottante ; de même, les notes ajoutées par Jean Vigile montrent que l’attribution de certaines opérations à tel ou tel groupe est parfois contestée. On relèvera aussi quelques allusions aux tensions qui se sont manifestées entre les différents groupes de Résistance, notamment pour l’accès aux armes et aux munitions. Mais quoi qu’il en soit, on pourra saisir la diversité et l’ampleur des opérations menées par les résistants espagnols contre Vichy, contre les collaborateurs et contre les autorités d’occupation. Certains paieront très cher leur engagement. Les documents suivants présenteront de manière plus détaillée quelques-unes de ces actions.

Le document proposé ici est le rapport d’activité du groupe des résistants communistes de la région de Flers parmi lesquels se trouvaient de nombreux Espagnols. Le document n’est pas contemporain des faits ; il est rédigé probablement au cours des années 1970 par Jean Vigile qui fut le correspondant ornais du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1980 et qui a rassemblé une formidable documentation sur la Seconde Guerre mondiale. Comme il le précise lui-même, Jean Vigile retranscrit pour l’essentiel le rapport original rédigé en 1944 par Paul Saniez, le chef de la Résistance communiste dans la région de Flers (ce document est accessible ci-dessous au format pdf). Cependant, Jean Vigile apporte des précisions au texte de Paul Saniez et rétablit quelques dates inexactes.

Malgré tout, la chronologie reste parfois incertaine, notamment lorsque l’on cherche à dater les étapes de la constitution des groupes de Résistance. Rien d’étonnant à cela : d’abord, nous sommes tributaires de la mémoire des acteurs qui, pendant la guerre, pour des raisons évidentes de sécurité, ne gardaient pas de traces écrites de leur activité. Ensuite, cette structuration organisationnelle s’est constituée de manière informelle : on ne crée pas un groupe de combattants clandestins par une déclaration en préfecture et on ne délivrait pas de bulletin d’adhésion !

Ces précautions étant prises, que savons-nous du rôle des étrangers dans la Résistance des environs de Flers ? Rappelons d’abord que les activités industrielles (le textile et les mines) sont importantes dans la région. Dès lors, la population ouvrière y est nombreuse ; une partie d’entre elle est membre ou proche du parti communiste. Selon le rapport de Paul Saniez, certains militants organisent dès 1940 la diffusion de propagande clandestine. Au printemps 1941, après l’attaque allemande contre l’URSS, les différentes organisations communistes clandestines s’engagent de manière plus structurée et plus systématique dans la lutte contre l’occupant et contre Vichy.

Or, de nombreux réfugiés espagnols de la région travaillent dans les chantiers de bûcheronnage et au service des mines de la Compagnie d’Anzin de Saint-Clair-de-Halouze. Certains viennent de Sées où ils ont pu prendre contact avec les membres de la Ligue des invalides ou de l’Union nationale espagnole (créée en 1941), qui forment les premières organisations clandestines de Résistance espagnole. D’autres arrivent du Calvados ou de la Manche. Tous en tout cas, membres ou non du parti communiste, sont animés par la volonté de poursuivre en France le combat antifasciste mené en Espagne. Avant la guerre déjà, les communistes étrangers étaient regroupés dans le cadre des unités de la Main d’œuvre Immigrée (MOI). En avril 1942, le parti communiste français crée une branche armée, les groupes de Francs-Tireurs et Partisans (FTP), voués à la lutte contre l’occupant ; les unités MOI s’agrègent à ces structures et deviennent en mai 1943 les FTP-MOI. Ainsi, des groupes de FTP-MOI sont créés à Flers, à Ger (Manche) et à Sées. Comme on le verra dans le document, leurs actions deviennent de plus en plus offensive : propagande d’abord (distribution de tracts et journaux clandestins), puis rapidement vols d’explosifs, sabotages, et enfin lutte armée après le Débarquement.

Ce document présente donc les actions menées par les résistants communistes de la région de Flers, et notamment par les Espagnols intégrés dans ces groupes de Résistance. On a déjà dit que la chronologie était parfois flottante ; de même, les notes ajoutées par Jean Vigile montrent que l’attribution de certaines opérations à tel ou tel groupe est parfois contestée. On relèvera aussi quelques allusions aux tensions qui se sont manifestées entre les différents groupes de Résistance, notamment pour l’accès aux armes et aux munitions. Mais quoi qu’il en soit, on pourra saisir la diversité et l’ampleur des opérations menées par les résistants espagnols contre Vichy, contre les collaborateurs et contre les autorités d’occupation. Certains paieront très cher leur engagement. Les documents suivants présenteront de manière plus détaillée quelques-unes de ces actions.

Le document proposé ici est le rapport d’activité du groupe des résistants communistes de la région de Flers parmi lesquels se trouvaient de nombreux Espagnols. Le document n’est pas contemporain des faits ; il est rédigé probablement au cours des années 1970 par Jean Vigile qui fut le correspondant ornais du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1980 et qui a rassemblé une formidable documentation sur la Seconde Guerre mondiale. Comme il le précise lui-même, Jean Vigile retranscrit pour l’essentiel le rapport original rédigé en 1944 par Paul Saniez, le chef de la Résistance communiste dans la région de Flers (ce document est accessible ci-dessous au format pdf). Cependant, Jean Vigile apporte des précisions au texte de Paul Saniez et rétablit quelques dates inexactes.

Malgré tout, la chronologie reste parfois incertaine, notamment lorsque l’on cherche à dater les étapes de la constitution des groupes de Résistance. Rien d’étonnant à cela : d’abord, nous sommes tributaires de la mémoire des acteurs qui, pendant la guerre, pour des raisons évidentes de sécurité, ne gardaient pas de traces écrites de leur activité. Ensuite, cette structuration organisationnelle s’est constituée de manière informelle : on ne crée pas un groupe de combattants clandestins par une déclaration en préfecture et on ne délivrait pas de bulletin d’adhésion !

Ces précautions étant prises, que savons-nous du rôle des étrangers dans la Résistance des environs de Flers ? Rappelons d’abord que les activités industrielles (le textile et les mines) sont importantes dans la région. Dès lors, la population ouvrière y est nombreuse ; une partie d’entre elle est membre ou proche du parti communiste. Selon le rapport de Paul Saniez, certains militants organisent dès 1940 la diffusion de propagande clandestine. Au printemps 1941, après l’attaque allemande contre l’URSS, les différentes organisations communistes clandestines s’engagent de manière plus structurée et plus systématique dans la lutte contre l’occupant et contre Vichy.

Or, de nombreux réfugiés espagnols de la région travaillent dans les chantiers de bûcheronnage et au service des mines de la Compagnie d’Anzin de Saint-Clair-de-Halouze. Certains viennent de Sées où ils ont pu prendre contact avec les membres de la Ligue des invalides ou de l’Union nationale espagnole (créée en 1941), qui forment les premières organisations clandestines de Résistance espagnole. D’autres arrivent du Calvados ou de la Manche. Tous en tout cas, membres ou non du parti communiste, sont animés par la volonté de poursuivre en France le combat antifasciste mené en Espagne. Avant la guerre déjà, les communistes étrangers étaient regroupés dans le cadre des unités de la Main d’œuvre Immigrée (MOI). En avril 1942, le parti communiste français crée une branche armée, les groupes de Francs-Tireurs et Partisans (FTP), voués à la lutte contre l’occupant ; les unités MOI s’agrègent à ces structures et deviennent en mai 1943 les FTP-MOI. Ainsi, des groupes de FTP-MOI sont créés à Flers, à Ger (Manche) et à Sées. Comme on le verra dans le document, leurs actions deviennent de plus en plus offensive : propagande d’abord (distribution de tracts et journaux clandestins), puis rapidement vols d’explosifs, sabotages, et enfin lutte armée après le Débarquement.

Ce document présente donc les actions menées par les résistants communistes de la région de Flers, et notamment par les Espagnols intégrés dans ces groupes de Résistance. On a déjà dit que la chronologie était parfois flottante ; de même, les notes ajoutées par Jean Vigile montrent que l’attribution de certaines opérations à tel ou tel groupe est parfois contestée. On relèvera aussi quelques allusions aux tensions qui se sont manifestées entre les différents groupes de Résistance, notamment pour l’accès aux armes et aux munitions. Mais quoi qu’il en soit, on pourra saisir la diversité et l’ampleur des opérations menées par les résistants espagnols contre Vichy, contre les collaborateurs et contre les autorités d’occupation. Certains paieront très cher leur engagement. Les documents suivants présenteront de manière plus détaillée quelques-unes de ces actions.

Le document proposé ici est le rapport d’activité du groupe des résistants communistes de la région de Flers parmi lesquels se trouvaient de nombreux Espagnols. Le document n’est pas contemporain des faits ; il est rédigé probablement au cours des années 1970 par Jean Vigile qui fut le correspondant ornais du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1980 et qui a rassemblé une formidable documentation sur la Seconde Guerre mondiale. Comme il le précise lui-même, Jean Vigile retranscrit pour l’essentiel le rapport original rédigé en 1944 par Paul Saniez, le chef de la Résistance communiste dans la région de Flers (ce document est accessible ci-dessous au format pdf). Cependant, Jean Vigile apporte des précisions au texte de Paul Saniez et rétablit quelques dates inexactes.

Malgré tout, la chronologie reste parfois incertaine, notamment lorsque l’on cherche à dater les étapes de la constitution des groupes de Résistance. Rien d’étonnant à cela : d’abord, nous sommes tributaires de la mémoire des acteurs qui, pendant la guerre, pour des raisons évidentes de sécurité, ne gardaient pas de traces écrites de leur activité. Ensuite, cette structuration organisationnelle s’est constituée de manière informelle : on ne crée pas un groupe de combattants clandestins par une déclaration en préfecture et on ne délivrait pas de bulletin d’adhésion !

Ces précautions étant prises, que savons-nous du rôle des étrangers dans la Résistance des environs de Flers ? Rappelons d’abord que les activités industrielles (le textile et les mines) sont importantes dans la région. Dès lors, la population ouvrière y est nombreuse ; une partie d’entre elle est membre ou proche du parti communiste. Selon le rapport de Paul Saniez, certains militants organisent dès 1940 la diffusion de propagande clandestine. Au printemps 1941, après l’attaque allemande contre l’URSS, les différentes organisations communistes clandestines s’engagent de manière plus structurée et plus systématique dans la lutte contre l’occupant et contre Vichy.

Or, de nombreux réfugiés espagnols de la région travaillent dans les chantiers de bûcheronnage et au service des mines de la Compagnie d’Anzin de Saint-Clair-de-Halouze. Certains viennent de Sées où ils ont pu prendre contact avec les membres de la Ligue des invalides ou de l’Union nationale espagnole (créée en 1941), qui forment les premières organisations clandestines de Résistance espagnole. D’autres arrivent du Calvados ou de la Manche. Tous en tout cas, membres ou non du parti communiste, sont animés par la volonté de poursuivre en France le combat antifasciste mené en Espagne. Avant la guerre déjà, les communistes étrangers étaient regroupés dans le cadre des unités de la Main d’œuvre Immigrée (MOI). En avril 1942, le parti communiste français crée une branche armée, les groupes de Francs-Tireurs et Partisans (FTP), voués à la lutte contre l’occupant ; les unités MOI s’agrègent à ces structures et deviennent en mai 1943 les FTP-MOI. Ainsi, des groupes de FTP-MOI sont créés à Flers, à Ger (Manche) et à Sées. Comme on le verra dans le document, leurs actions deviennent de plus en plus offensive : propagande d’abord (distribution de tracts et journaux clandestins), puis rapidement vols d’explosifs, sabotages, et enfin lutte armée après le Débarquement.

Ce document présente donc les actions menées par les résistants communistes de la région de Flers, et notamment par les Espagnols intégrés dans ces groupes de Résistance. On a déjà dit que la chronologie était parfois flottante ; de même, les notes ajoutées par Jean Vigile montrent que l’attribution de certaines opérations à tel ou tel groupe est parfois contestée. On relèvera aussi quelques allusions aux tensions qui se sont manifestées entre les différents groupes de Résistance, notamment pour l’accès aux armes et aux munitions. Mais quoi qu’il en soit, on pourra saisir la diversité et l’ampleur des opérations menées par les résistants espagnols contre Vichy, contre les collaborateurs et contre les autorités d’occupation. Certains paieront très cher leur engagement. Les documents suivants présenteront de manière plus détaillée quelques-unes de ces actions.

Le document proposé ici est le rapport d’activité du groupe des résistants communistes de la région de Flers parmi lesquels se trouvaient de nombreux Espagnols. Le document n’est pas contemporain des faits ; il est rédigé probablement au cours des années 1970 par Jean Vigile qui fut le correspondant ornais du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1980 et qui a rassemblé une formidable documentation sur la Seconde Guerre mondiale. Comme il le précise lui-même, Jean Vigile retranscrit pour l’essentiel le rapport original rédigé en 1944 par Paul Saniez, le chef de la Résistance communiste dans la région de Flers (ce document est accessible ci-dessous au format pdf). Cependant, Jean Vigile apporte des précisions au texte de Paul Saniez et rétablit quelques dates inexactes.

Malgré tout, la chronologie reste parfois incertaine, notamment lorsque l’on cherche à dater les étapes de la constitution des groupes de Résistance. Rien d’étonnant à cela : d’abord, nous sommes tributaires de la mémoire des acteurs qui, pendant la guerre, pour des raisons évidentes de sécurité, ne gardaient pas de traces écrites de leur activité. Ensuite, cette structuration organisationnelle s’est constituée de manière informelle : on ne crée pas un groupe de combattants clandestins par une déclaration en préfecture et on ne délivrait pas de bulletin d’adhésion !

Ces précautions étant prises, que savons-nous du rôle des étrangers dans la Résistance des environs de Flers ? Rappelons d’abord que les activités industrielles (le textile et les mines) sont importantes dans la région. Dès lors, la population ouvrière y est nombreuse ; une partie d’entre elle est membre ou proche du parti communiste. Selon le rapport de Paul Saniez, certains militants organisent dès 1940 la diffusion de propagande clandestine. Au printemps 1941, après l’attaque allemande contre l’URSS, les différentes organisations communistes clandestines s’engagent de manière plus structurée et plus systématique dans la lutte contre l’occupant et contre Vichy.

Or, de nombreux réfugiés espagnols de la région travaillent dans les chantiers de bûcheronnage et au service des mines de la Compagnie d’Anzin de Saint-Clair-de-Halouze. Certains viennent de Sées où ils ont pu prendre contact avec les membres de la Ligue des invalides ou de l’Union nationale espagnole (créée en 1941), qui forment les premières organisations clandestines de Résistance espagnole. D’autres arrivent du Calvados ou de la Manche. Tous en tout cas, membres ou non du parti communiste, sont animés par la volonté de poursuivre en France le combat antifasciste mené en Espagne. Avant la guerre déjà, les communistes étrangers étaient regroupés dans le cadre des unités de la Main d’œuvre Immigrée (MOI). En avril 1942, le parti communiste français crée une branche armée, les groupes de Francs-Tireurs et Partisans (FTP), voués à la lutte contre l’occupant ; les unités MOI s’agrègent à ces structures et deviennent en mai 1943 les FTP-MOI. Ainsi, des groupes de FTP-MOI sont créés à Flers, à Ger (Manche) et à Sées. Comme on le verra dans le document, leurs actions deviennent de plus en plus offensive : propagande d’abord (distribution de tracts et journaux clandestins), puis rapidement vols d’explosifs, sabotages, et enfin lutte armée après le Débarquement.

Ce document présente donc les actions menées par les résistants communistes de la région de Flers, et notamment par les Espagnols intégrés dans ces groupes de Résistance. On a déjà dit que la chronologie était parfois flottante ; de même, les notes ajoutées par Jean Vigile montrent que l’attribution de certaines opérations à tel ou tel groupe est parfois contestée. On relèvera aussi quelques allusions aux tensions qui se sont manifestées entre les différents groupes de Résistance, notamment pour l’accès aux armes et aux munitions. Mais quoi qu’il en soit, on pourra saisir la diversité et l’ampleur des opérations menées par les résistants espagnols contre Vichy, contre les collaborateurs et contre les autorités d’occupation. Certains paieront très cher leur engagement. Les documents suivants présenteront de manière plus détaillée quelques-unes de ces actions.

 

Thématique(s) :
Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire