Les campagnes médiévales
- Période(s) : Moyen Âge
Au Moyen Âge, la grande majorité de la population vit à la campagne. L’église paroissiale constitue le centre de la communauté villageoise, essentiellement tournée vers le travail de la terre et la transformation des ressources naturelles. Le cadre paroissial structure la vie des communautés villageoises, assujetties au paiement de la dîme. L’Orne compte au Moyen Âge environ 650 paroisses. L’église est le centre de gravité de la paroisse, dont les habitants ne sont pas nécessairement regroupés : à l’ouest, dans le Bocage, au nord, dans le pays d’Auge, l’habitat est dispersé.
La conquête et l’exploitation des terres
À partir du XIe siècle, la population s’accroît. Au XIIIe siècle, les territoires ornais ont une densité estimée de 10 à plus de 60 habitants par km2 selon les paroisses. Cette croissance démographique entraîne dès le XIe siècle une expansion des cultures vivrières aux dépens des vastes forêts qui occupent le sud de la Normandie. Celles-ci sont peu à peu grignotées par les défrichements du XIe au XIVe siècle, qui reprennent après la guerre de Cent Ans. Certaines disparaissent complètement à la fin du XVe siècle, comme les forêts de Passais et de La Brasse.
Les terres en labours ou en prés sont entourées de haies qui délimitent la propriété, retiennent les animaux et fournissent le bois nécessaire au chauffage, à la cuisson et à la construction. L’élevage se développe pour devenir un pilier d’une économie de profit : la viande, la peau, le cuir et la laine sont vendus et transformés par des artisans spécialisés, qui trouvent leurs débouchés auprès de la clientèle fortunée des princes, des seigneurs et du clergé. Ainsi, en 1300, Pierre Seurin, valet de cuisine du comte d’Artois, seigneur de Domfront, conduit 72 bœufs et 99 moutons de Domfront à Hesdin (Pas-de-Calais).
L’eau et la forêt, ressources indispensables
La forêt reste une ressource essentielle de l’économie villageoise. Le seigneur laïque ou ecclésiastique qui la possède accorde souvent des droits d’usage pour les communautés villageoises ou des établissements religieux ou de charité : ils peuvent y faire paître leurs troupeaux, y prélever du bois de chauffage ou de construction. Ainsi, le droit de prendre chaque année 104 charretées de bois dans la forêt d’Écouves. Le poisson est une nourriture recherchée, notamment par les clercs. Les moines de Cerisy-Belle-Étoile, de la Trappe, de Saint-Martin de Sées, de
Saint-Évroult font aménager des étangs sur leurs terres. Les seigneurs font de même, tel le comte d’Alençon à Essay au XIVe siècle.
La conquête et l’exploitation des terres
À partir du XIe siècle, la population s’accroît. Au XIIIe siècle, les territoires ornais ont une densité estimée de 10 à plus de 60 habitants par km2 selon les paroisses. Cette croissance démographique entraîne dès le XIe siècle une expansion des cultures vivrières aux dépens des vastes forêts qui occupent le sud de la Normandie. Celles-ci sont peu à peu grignotées par les défrichements du XIe au XIVe siècle, qui reprennent après la guerre de Cent Ans. Certaines disparaissent complètement à la fin du XVe siècle, comme les forêts de Passais et de La Brasse.
Les terres en labours ou en prés sont entourées de haies qui délimitent la propriété, retiennent les animaux et fournissent le bois nécessaire au chauffage, à la cuisson et à la construction. L’élevage se développe pour devenir un pilier d’une économie de profit : la viande, la peau, le cuir et la laine sont vendus et transformés par des artisans spécialisés, qui trouvent leurs débouchés auprès de la clientèle fortunée des princes, des seigneurs et du clergé. Ainsi, en 1300, Pierre Seurin, valet de cuisine du comte d’Artois, seigneur de Domfront, conduit 72 bœufs et 99 moutons de Domfront à Hesdin (Pas-de-Calais).
L’eau et la forêt, ressources indispensables
La forêt reste une ressource essentielle de l’économie villageoise. Le seigneur laïque ou ecclésiastique qui la possède accorde souvent des droits d’usage pour les communautés villageoises ou des établissements religieux ou de charité : ils peuvent y faire paître leurs troupeaux, y prélever du bois de chauffage ou de construction. Ainsi, le droit de prendre chaque année 104 charretées de bois dans la forêt d’Écouves. Le poisson est une nourriture recherchée, notamment par les clercs. Les moines de Cerisy-Belle-Étoile, de la Trappe, de Saint-Martin de Sées, de
Saint-Évroult font aménager des étangs sur leurs terres. Les seigneurs font de même, tel le comte d’Alençon à Essay au XIVe siècle.