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 Dixième numéro - Août 2010

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 http://www.cg61.fr   INSCRIT AU RÉPERTOIRE  Don de Jacques Tremblin, Fonds Henri Tournoüer 
 http://www.cg61.fr   LEVER DE RIDEAU  Fichier des rapatriés 
 http://www.cg61.fr   ACTEURS DE LA RECHERCHE   Les Toucheboeuf : des recherches estivales en famille 
 
 
Visuel des Archives départementales

 
Archives départementales de l’Orne

8 avenue de Basingstoke
61017 Alençon Cedex
Tél. : 02 33 81 23 00
Fax : 02 33 81 23 01
Mél : archives@cg61.fr
Site : www.orne.fr 


































 
 
 DEMANDEZ LE PROGRAMME

Conférences

Dans le cadre de la commémoration du 700e anniversaire de la consécration de la cathédrale de Sées, le Département de l’Orne, la ville de Sées, l’évêché et la Société historique et archéologique de l’Orne organisent un cycle de conférences sur l’histoire des cathédrales, et en particulier de la cathédrale de Sées, de ses acteurs et de ses abords.

Samedi 4 septembre 2010 à 14h30  - Chapelle du Palais d'Argentré à Sées :  « Les liturgies normandes au Moyen Âge : le missel gallican de Messine », par Hélène Bricout (professeur à l'Institut supérieur liturgique de Paris), « Les relations liturgiques entre le royaume d'Angleterre et le duché de Normandie à l'époque médiévale », par Frère Christophe Ladowski (bénédictin à l'abbaye Saint-Wandrille), « Chanoines réguliers et prémontrés en Normandie au XIIIe siècle, des clercs au service de la Réforme », par Mathieu Arnoux (professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université de Paris VII et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales).

Vendredi 10 septembre 2010 à 20h30 - Chapelle du Palais d'Argentré à Sées  :  « Le financement de la construction des cathédrales normandes », par Emmanuelle Foucher-Lefebvre (directeur-adjoint des Archives départementales de la Sarthe).

Vendredi 24 septembre 2010 à 14h30 - Chapelle du Palais d'Argentré à Sées  : « La maîtrise de la cathédrale de Sées au XVIIIe et dans la première moitié du XIXe siècle » par Jean-François Destrée.

 
 

Cathédrale de Sées : 700ème anniversaire

Pour consulter le programme
détaillé : cliquez-ici
Expositions
 
Du 7juillet avril au 30 septembre 2010 :
Séez ... comme Cathédrale

Le musée départemental d’art religieux commémore cet été les 700 ans de la dédicace de la cathédrale avec une exposition originale qui décline les différentes facettes de cet édifice emblématique : le monument et son architecture, le diocèse et son territoire, le symbole spirituel et les hommes qui font vivre l’ensemble. Photographies, documents anciens et objets d’art inédits issus des collections de l’évêché permettront aux visiteurs d’appréhender concrètement le rôle fondateur et le rayonnement de la cathédrale.

Musée départemental d'art religieux
Place du Général de Gaulle
61500 Sées.
Tarifs : 2 €, 1,50 € pour les 12 / 18 ans, gratuit pour les moins de 12 ans.
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.

 
Sées ... comme Cathédrale
Du 15 juillet au 15 octobre 2010 :
L'affaire Bassière
Un crime retentissant dans l'Orne en 1862

Les Archives départementales ont, parmi leurs missions, vocation à conserver les archives judiciaires, des justices de paix jusqu’à la cour d’assises. Ce riche patrimoine recèle des dossiers extrêmement variés sur les relations entre les Ornais et la justice et surtout ceux très nourris des affaires jugées en cours d’assises. L’un d’eux est consacré à l’affaire Bassière.

En janvier 1862, François Bassière, de Saint-Evroult-de-Montfort (près de Gacé), est assassiné dans sa maison, le soir au milieu du repas. Son fils Albert, qui entretient de mauvaises relations avec son père, est arrêté ainsi que sa veuve et la servante, convaincues toutes les deux de complicité. Un premier procès en cour d'assises se déroule à Alençon en juillet et se termine, sans aveux, par la condamnation d'Albert Bassière aux travaux forcés à perpétuité et l’acquittement de la veuve et de la servante.

En 2007, dans le cadre d’une animation annuelle sur les faits divers et le roman policier, la Médiathèque départementale de l’Orne choisit d’utiliser le dossier d’assises pour publier une bande dessinée « L’affaire Bassière », par Dijan et Jay, et pour réaliser une exposition en 12 panneaux intitulée « De la réalité à la fiction : l’affaire Bassière » comportant à la fois des éléments de la bande dessinée et des reproductions de documents d’archives.

 
 

L'affaire Bassière
Depuis, la découverte en 2008 d’un second dossier de procès en assises, lors de l’inventaire d’archives judiciaires non classées, a complètement renouvelé la connaissance de cette histoire. En effet, après le rejet d'un recours en cassation (présenté par l'avocat ornais Albert Christophle), Albert Bassière apporte de nouvelles informations en août 1862 : il aurait organisé le meurtre avec Aristide Houlette, meunier du moulin voisin de la Véronnière (qualifié de lieu d’orgies et de débauche), Dominique Gibory, auteur du coup de feu, et avec la complicité active de Célestine Quériot, ancienne servante des Bassière. En mars 1863, un nouveau procès en cour d’assises débouche sur la condamnation de D. Gibory et A. Houlette aux travaux forcés à perpétuité et de C. Quériot à 20 ans de travaux forcés, sans remettre en cause la précédente condamnation d’A. Bassière, qui décède en 1889 au bagne de Nouvelle-Calédonie.
 

L’exposition présente, en complément des panneaux réalisés en 2007, une sélection de pièces originales des deux procès et aussi de journaux ornais de l’époque (notamment le Journal d’Alençon) qui ont largement rendu compte de « ce drame horrible qui prendra place dans le recueil des causes célèbres ». La presse parisienne, en particulier Le Petit Journal, n’est pas en reste pour informer ses lecteurs du déroulement des séances des assises de l’Orne. Jamais affaire criminelle ornaise n’avait été autant médiatisée.

Hall des Archives départementales de l'Orne. Entrée libre.
Du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30.
Fermé mardi matin 7 septembre et 5 octobre.
  SOUS LES PROJECTEURS

Événement

Aristide Boucicaut
De Bellême au Bon Marché
L'inventeur du commerce moderne

Exposition : du 19 juin au 29 août 2010
Mairie, salle Philippe de Chenevières / salle du Grenier à Sel
Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h

Publication
Éric Yvard
. Verrières, L'Étrave, 2010, 48 p., 10 €

Aristide Boucicaut (1810-1877), originaire de Bellême (Orne), quitte sa villa natale à l'âge de 18 ans pour sillonner les routes de Normandie en compagnie d'un marchand ambulant. De foires en marchés, il apprend les ficelles du commerce. Il arrive à Paris vers 1835, débute comme commis dans un grand magasin et rencontre Marguerite Guérin (1816-1887), qui deviendra sa femme et sa collaboratrice. Ensemble, révolutionnant les règles du commerce et les habitudes, ils vont connaître une réussite fulgurante. Avec  eux, les grands magasins sont nés.
 
 

Aristide Boucicaut
Salle de lecture
 
En raison de leur numérisation, les documents suivants seront indisponibles jusqu'au 30 septembre 2010. Pour les points 6 et 7, les documents étant bloqués au fur et à mesure de leur numérisation, veuillez contacter les Archives départementales avant de vous déplacer.
  1. les listes nominatives de recensement (an IX - 1968), cotées M 1436 à M 1582 et 520 W 1 à 520 W 64 ;
  2. le fonds Odolant-Desnos (XIIIe - XIXe siècle), les cotes 31 J 44 à 31 J 550 ;
  3. les cartes postales thématiques ;
  4. les ouvrages : Grand armorial de France, généralité d'Alençon, coté AUX US 20701 et Manuel de diplomatique, coté RÉS3798 ;
  5. les registres paroissiaux, d'état civil et les tables décennales dans lesquels des oublis au microfilmage ont été constatés (cf. état des signalements et corrections apportées) ;
  6. une partie des registres matricules postérieurs à 1914 ;
  7. une partie des tables des successions et absences de l'enregistrement.

 EN COULISSE


Agnès Wojchiechowski, stagiaire aux Archives départementales de l'Orne

Le stage que j'ai effectué au mois de juillet 2010 aux Archives départementales de l'Orne s'inscrit dans mon cursus à l'université d'Angers comme une transition logique entre une licence d'histoire, option archives, et un master « Histoire et métiers des archives » que j'intégrerai au mois de septembre.

Étant alençonnaise, c'est tout naturellement que je me suis tournée vers les Archives départementales. À mes yeux, elles présentent un intérêt particulier en raison de  l'importance du service, récemment rénové et agrandi ; il est d'ailleurs fort intéressant d'en observer le fonctionnement interne surtout lorsqu'on en est soi-même utilisateur !
Stage d'été aux Archives départementales de l'Orne   Stage d'été aux Archives départementales de l'Orne   Stage d'été aux Archives départementales de l'Orne
L'intitulé de ce stage - Découverte et participation  à la vie d'un service d'archives - résume à lui seul les missions et le travail à réaliser : l'aspect « découverte » s'est concrétisé au travers de nombreux rendez-vous pris avec les membres du personnel afin de percevoir la diversité des activités d'un service d'archives départemental. L'aspect « participation » s'est quant à lui illustré par le classement et le tri, avec un autre stagiaire, d'un fonds d'archives communales dans le respect de la pratique et des théories archivistiques.

Au final, cette expérience au sein de ce qui sera peut-être mon milieu professionnel s'est avérée particulièrement agréable et fructueuse.

 INSCRIT AU RÉPERTOIRE


Don de Jacques Tremblin
 
Le 6 juillet dernier, Jacques Tremblin a donné aux Archives départementales de l'Orne une série de quatre-vingt-deux photographies sur films négatifs réalisées par son père lors de la visite du général Leclerc à l'occasion du premier anniversaire de la libération de la ville d'Alençon. Ces clichés viennent compléter notre collection qui ne comportait jusqu'à présent qu'une dizaine de photographies de cet événement.

Le général Leclerc à Alençon le 12 août 1945

Le dimanche 12 août 1945, à 10h45, Charles Chesneaux accueille le libérateur de sa ville, place de la Pyramide, où le général Leclerc reçoit la plaque de grand'croix de la Légion d'honneur. Au programme de cette fête commémorative de la délivrance de la ville d'Alençon : messe dans le parc des Promenades, déjeuner à l'hôtel de France, inauguration d'une avenue éponyme, pélerinage au poste de commandement de la rue du Pont Neuf, discours du maire d'Alençon et réponse du général Leclerc, parade devant l'hôtel de ville.

Parallèlement à cette acquisition, nous avons acheté un disque microsillon comprenant quatre discours du général Leclerc, dont un extrait de celui qu'il prononça à Alençon le 12 août 1945.

 
Fonds Henri Tournoüer

Le Département a acquis en juin 2010 une partie du fonds Henri Tournoüer. Henri Tournoüer (1861-1943), archiviste paléographe, a joué un rôle important dans le développement de la recherche historique et des sociétés savantes ornaises. Après une brêve carrière d’attaché d’ambassade, il exerça plusieurs mandats électifs et prit une part active dans la recherche historique. Il fonda la collection des Documents sur la province du Perche et présida la Société historique et archéologique de l’Orne de 1899 à sa mort. Le fonds entré aux Archives de l’Orne comprend des archives d’associations (Société historique et archéologique de l’Orne, Société percheronne d’histoire et d’archéologie, Bulletin des monuments ornais), des notes de recherches, des recueils thématiques de coupures de presse, des archives du chartrier de Saint-Hilaire-des-Noyers dans le Perche, des notes manuscrites sur la Grande Trappe, un très beau graduel du diocèse de Séez, manuscrit confectionné en 1771, ainsi que plusieurs dizaines d’ouvrages imprimés sur l’Orne et des collections reliées de journaux percherons qui n’étaient pas représentés dans les collections de la bibliothèque des Archives.

 
 LEVER DE RIDEAU

Fichier des rapatriés

Le service départemental de l’Office national des anciens combattants a versé au mois de juin 2010 un fichier regroupant plusieurs centaines de fiches médicales d’Ornais établies en 1945 et 1946 par les centres de rapatriement par lesquels les prisonniers, déportés et réfugiés transitaient avant de rejoindre leur domicile. Un exemplaire de la fiche était transmis aux services du Ministère des prisonniers, déportés et réfugiés implantés dans les départements de destination.
 
Ces fiches constituent le compte rendu, plus ou moins détaillé, de l’examen médical effectué au retour en France.
 
Elles comprennent des informations d’état civil (nom, prénom, profession, date et lieu de naissance, nom et prénom des parents, nationalité, nature de la pièce d’identité produite), des informations militaires (bureau de recrutement, centre mobilisateur, classe de mobilisation, grade, position militaire au moment du départ en Allemagne, dernière affectation militaire en France). La situation en Allemagne est rappelée par les informations suivantes : catégorie (requis, STO, prisonnier de guerre, prisonnier de guerre transformé, déporté, déporté politique, etc.).
 
La fiche comporte également l’indication des nom et adresse de la personne chez qui le rapatrié se rend à son retour (souvent le domicile d’avant guerre).
 
Le compte rendu d’examen médical occupe le verso de la fiche. Celui-ci comporte plusieurs champs pré-imprimés, qui ne sont que très partiellement remplis : taille, poids, peaux et phanères, appareil génital, bucco-pharynx, état général (bon, moyen ou mauvais), amaigrissement global, radioscopie, sérologie, maladies infectieuses, gale, poux.
 
L’essentiel des informations médicales apparaît dans le champ observations.
 
Ces fiches sont l’une des très rares traces papier individuelles du périple de retour des rapatriés en 1945. Elles constituent à ce titre une source très émouvante. Elles présentent également un intérêt historique certain : elles témoignent des itinéraires individuels, elles décrivent assez précisément l’état sanitaire des rapatriés.
 
Communicabilité
 
Ces documents contiennent des informations médicales, ils ne sont donc pas librement communicables avant un délai de 120 ans à compter de la date de naissance de l’individu ou de 25 ans après son décès.
 
Les fiches individuelles sont communicables sur rendez-vous aux ayant droits des personnes concernées. Pour les tiers, la consultation est possible sans dérogation pour les fiches des personnes décédées depuis plus de 25 ans, le demandeur devant fournir la preuve de la date du décès. L’intégralité du fichier ne sera librement communicable qu’en 2065, en l’état actuel de la réglementation. Une demande de dérogation, instruite par les Archives de France, peut être faite dans les conditions habituelles auprès des Archives départementales.

 ACTEURS DE LA RECHERCHE

Les Touchebœuf : des recherches estivales en famille

Le 12 juillet dernier, la famille Touchebœuf - Constance, Pierre et Sophie - s'est inscrite en salle de lecture des Archives départementales de l'Orne pour des recherches estivales menées dans le cadre de l'Association de sauvegarde du patrimoine du Perche corbonnais. Tous les trois consacrent alors leurs premières séances d'investigation à l'église du village de Corbon en vue d'une étude préalable à sa restauration : murs extérieurs et intérieurs, portail et toiture nécessitent en effet quelques réparations. Les archives communales (séries E dépôt et O), domaniales (sous-série 1Q), ecclésiastiques (séries G et V)  et privées (série J) apportent de précieux renseignements sur l'édifice : bâti, cure, fabrique, mobilier, etc. De quoi envisager une future publication pour faire connaître l'histoire et le patrimoine de cette commune percheronne.
La famille Toucheboeuf

Direction des Archives et des biens culturels de l'Orne, 6-10 avenue de Basingstoke, 61017 Alençon Cedex  
Tél. : 02 33 81 23 00 - Fax : 02 33 81 23 01 - Mél : archives@cg61.fr - Site internet : http://www.orne.fr