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 Quatrième numéro - Mai 2009

 http://www.cg61.fr   DEMANDEZ LE PROGRAMME  Événement, exposition, visite des Archives départementales 
 http://www.cg61.fr   SOUS LES PROJECTEURS  Documentaire, salle de lecture, site internet 
 http://www.cg61.fr   EN COULISSE   La Société historique et archéologique de l'Orne aux Archives départementales : portraits croisés 
 http://www.cg61.fr   INSCRIT AU RÉPERTOIRE  Dépôt d'un registre comptable d'une tréfilerie de L'Aigle, le fonds Gaston Floquet, versement de l'Office national des forêts 
 http://www.cg61.fr   LEVER DE RIDEAU  Les manuscrits de Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville
 http://www.cg61.fr   SOUS LES PLANCHES   Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus
 http://www.cg61.fr   ACTEURS DE LA RECHERCHE  L'association du patrimoine de Saint-Julien-sur-Sarthe 
 
 
Visuel des Archives départementales

 
Archives départementales de l’Orne

8 avenue de Basingstoke
61017 Alençon Cedex
Tél. : 02 33 81 23 00
Fax : 02 33 81 23 01
Mél : archives@cg61.fr
Site : www.orne.fr 


































 
 
 DEMANDEZ LE PROGRAMME

Évenement
 
Samedi 16 mai 2009  - De la tombée de la nuit à 1h : Pierres en lumières 
 
En février 2008, l'État, le Conseil général et la Fondation du patrimoine ont engagé une réflexion sur la préservation et la mise en valeur du patrimoine ornais. Dans ce cadre, afin de mieux faire connaître les monuments qui font la richesse du département, une manifestion va se dérouler dans la nuit du samedi 16 mai 2009 : "Pierres en lumières dans l'Orne". Au cours de cette nuit, une centaine de communes illumineront leurs monuments et sites remarquables de façon matérielle (illuminations extérieures, intérieures, utilisation de bougies, flambeaux, etc.) ou symbolique (organisation d'une animation artistique, musicale ou autre).
Illuminations exceptionnelles, visites contées aux chandelles ou concerts à la bougie vous permettront de porter un nouveau regard sur ces monuments parfois méconnus qui contribuent au rayonnement du département de l'Orne.
Autour de cette soirée inédite, une exposition "Des lieux en devenir" sera présentée les samedi et dimanche de 14 à 19 heures à la Halle au Blé d'Alençon. Elle déclinera les caractéristiques architecturales et artistiques de nos pays et donnera un coup de projecteur sur des chantiers exemplaires en cours ou achevés portés par les associations locales de sauvegarde et de mise en valeur.

 
Pierres en lumières dans l'Orne
 
Exposition


Prolongation exceptionnelle : Photo graffs - L'art urbain entre aux Archives
 
Exposition de photographies de Gilles Juhel et Jacques Saddoun de graffs dessinés sur les murs d'un ancien centre commercial d'Alençon.
Hall des Archives départementales de l'Orne. Entrée libre.
 
Affiche de l'exposition "Photo-graphs"
Visite des Archives départementales de l'Orne

17 juillet et 17 août 2009 - 14h30

Cette visite d'une heure et demie environ s'adresse aux personnes qui fréquentent déjà les Archives en salle de lecture ou sur le site internet, qui voudraient découvrir l'envers du décor, mais aussi à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur un service culturel et patrimonial un peu particulier.
Hall des Archives départementales de l'Orne. Entrée libre sur réservation. 

 SOUS LES PROJECTEURS

Documentaire
 
Mémoire d'arbres. Bellême, histoire d'une forêt française.

Par ses futaies prestigieuses, par la réputation de ses chênes, la forêt domaniale de Bellême, située dans l'ancienne province du Perche, à 160 km au sud-ouest de Paris, constitue l'un des fleurons du massif forestier français. A l'origine de sa renommée, le savoir faire séculaire des agents de l'Office national des eaux et forêts (ONF), mais aussi une part de mystère, héritée des profondeurs de l'histoire...
En  43 minutes, avec le concours d'historiens, d'archéologues et de spécialistes, "Mémoires d'arbres", sorti le 28 février 2009, retrace l'étonnante évolution d'un espace naturel que l'on croyait dédié depuis toujours au végétal.
Ce film produit par APO Productions, l'atelier vidéo des Amis du Perche de l'Orne, a pour objet de sensibiliser le grand public et d'intéresser les jeunes générations à l'histoire de leur région.

Mémoire d'arbres. Bellême, histoire d'une forêt française
Salle de lecture
 
En raison de leur numérisation, les documents suivants seront indisponibles durant le premier semestre 2009 :
  1. les listes nominatives de recensement (an IX - 1936), cotées M 1436 à M 1582 ;
  2. les registres matricules du recensement militaire (classes 1915 à 1920), cotés R 1253 à R 1296 ;
  3. le fonds Odolant-Desnos (XIIIe - XIXe siècle), coté 31 J  1 à 100 ;
  4. les registres paroissiaux, d'état civil et les tables décennales pour lesquels des oublis au microfilmage ont été constatés ;
  5. les plans de remembrement des services cadastraux, en cours d'inventaire et de cotation ;
  6. les cartes postales thématiques, en cours d'inventaire et de cotation.
Site internet
 
Entre 2001 et 2006, le Gouvernement du Canada - en partenariat avec le Conseil régional de Basse-Normandie et le Conseil général de l'Orne - a financé le Programme de recherche sur l'émigration des français en Nouvelle-France (PREFEN), dont la mission visait à constituer une banque de données informatisées permettant de mieux comprendre le phénomène d'émigration française aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Plusieurs universitaires canadiens et français ont collaboré à ce projet, supervisé par un conseil scientifique de haut niveau. Les outils développés lors de sa réalisation sont accessibles sur le serveur de la Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH) de l'Université de Caen Basse-Normandie.

La banque de données Migrants comptabilise ainsi 6061 fiches biographiques d'émigrants français partis vers l'Acadie et les rives du Saint-Laurent au temps de la Nouvelle-France, soit jusqu'en 1763.

Quant à la banque de données Percheronne, elle recense les données issues du dépouillement de plus de 166000 actes provenant des registres paroissiaux des cantons de Bellême, Mortagne-au-Perche et Tourouvre et 33000 actes issus des minutes notariales de Mortagne-au-Perche, Réveillon et Tourouvre.


Université de Caen-Basse-NormandieCentre national de la recherche scientifique

Maison de la recherche en sciences humaines


Programme de recherche sur l'émigration des français en Nouvelle-France

 EN COULISSE


La Société historique et archéologique de l'Orne aux Archives départementales : portraits croisés
M. Yves Roth, vice-président de la SHAO
 
Voici quelques années, alors que je venais de prendre ma retraite de professeur d'allemand, je suis venu presque quotidiennement aux Archives départementales pour essayer de reconstituer l'histoire du lycée Alain à Alençon. La plupart des archives du lycée ayant été détruites lors de la Révolution ou des deux guerres mondiales, parents, élèves et professeurs déploraient tous l'absence de documents retraçant le passé de cet établissement dont les origines sont bien lointaines.

Remarquant ma présence régulière dans la salle de lecture, un membre de l'administration, M. Jean-Claude Martin, m'a demandé si j'acceptais d'adhérer à la SHAO, de faire une identification sommaire du fonds d'archives de la société, et de classer sa bibliothèque. Quelques cartons, affirmait-il !

La tâche s'est avérée prenante, mais aussi très intéressante. J'ai découvert un monde que j'ignorais totalement. J'ai été amené à consulter les documents propres aux Archives et à proposer mon aide pour faire une identification sommaire des fonds des Archives départementales, parfois pour compléter des répertoires, etc.

J'ai pu ainsi enrichir mes connaissances qui, je l'avoue, étaient trés lacunaires, découvrir des fonds d'une richesse inimaginable. Je regrette toutefois d'être incapable de déchiffrer les parchemins et autres documents anciens.

Bien guidé par le personnel qui m'a accueilli avec gentillesse, je passe des heures agréables à découvrir l'histoire de notre département et, parfois même, "la grande Histoire".
M. Gérard Millon, membre de la SHAO

J’ai été un professeur d’histoire et de géographie heureux, au lycée Marguerite de Navarre, de 1990 à 2008.

J’ai eu également la chance de travailler au service éducatif des Archives départementales de l’Orne pendant sept années, de 2000 à 2007.

J’ai rencontré, dans ce cadre que je fréquentais trop peu auparavant, des personnes attachantes et compétentes, en même temps que le plaisir de la découverte des archives. Il a été également très agréable de recevoir – trop rarement – des classes de lycée aux Archives départementales et de faire entrevoir à des élèves la richesse d’un patrimoine culturel trop peu connu.

La retraite est venue, au mois de juin 2008. Il m’a alors semblé tout naturel de continuer à fréquenter les Archives départementales, à la fois pour maintenir des liens amicaux, pour avoir une vie sociale plus variée et pour rendre de menus services quelques heures par semaine.

Après avoir classé des documents dispersés du XVIIe siècle, sous le contrôle bienveillant de Matthieu Le Goïc, je travaille à présent trois matinées par semaine, sous l’autorité agréable et précise d’Odile Leconte, au classement de nombreuses photographies qui pourront ainsi être numérisées et mises à la disposition des lecteurs.

Les matinées aux Archives départementales de l’Orne : un plaisir simple.

 INSCRIT AU RÉPERTOIRE


Dépôt d'un registre comptable d'une tréfilerie de L'Aigle  

Les Archives départementales de l'Orne ont reçu en dépôt le registre comptable d'une tréfilerie de L'Aigle. Ce document, intitulé Journal des fils de fer commencé le premier janvier mil huit cents huit et fini le seize juillet 1811,  recense toutes les ventes de bottes de fils de fer aux différents épingliers de la région. Dans son article sur la Description de la façon dont on fabrique les épingles à Laigle en Normandie, Jean-Rodolphe Perronet nous apprend que la matière première est achetée en paquets de fils provenant de Suède ou d'Allemagne. Puis, avant d'être vendu aux épingliers, ce fil est tréfilé au diamètre des épingles par passage successif dans des «trous de filière» sur une machine appelée «bûche à dégrossir» et sur une autre, la «bobille». 

Registre comptable d'une tréfilerie de L'Aigle
 
Le fonds Gaston Floquet
 
Parmi les œuvres d’un artiste, il en est de particulièrement fragiles qui nécessitent une conservation particulière : les œuvres sur papier en font partie. Le support papier, plus ou moins épais, est très sensible à toutes les attaques extérieures : lumière, humidité, insectes et rongeurs. Les matériaux du dessin ne le sont pas moins : encres instables, gouaches et aquarelles, papiers collés. C’est la raison pour laquelle le fonds d’art graphique de Gaston Floquet vient de rejoindre les Archives départementales de l’Orne. Ce dépôt a été acté par une décision du Conseil municipal de Saint-Rigomer-des-Bois, propriétaire du fonds, en date du 18 septembre 2007. Au terme d’une convention entre le Conseil général de l’Orne et la commune, en cours d’exécution, ce dépôt d’une partie de la collection de l’artiste est maintenant hébergé à Alençon dans des locaux qui en permettront la préservation et l’étude. Les collections de peintures et de sculptures continueront à être exposées dans la maison de l’artiste à Saint-Rigomer. Un récolement des œuvres graphiques déposées à d’ores et déjà été réalisé par les membres de l’Association des Amis de Gaston Floquet. La phase d’étude et d’inventaire suivra, permettant de nouvelles publications et l’exposition au public d’œuvres inconnues, variées et très séduisantes.
 
Pour en savoir plus sur cet artiste, consultez le site internet de l'Association des amis de Gaston Floquet.
 

 
Gaston Floquet - Encre noire et rouge
 
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Versement de l'Office national des forêts

L’Office national des forêts, dont l’agence régionale est basée à Alençon, a effectué récemment deux nouveaux versements aux Archives départementales de l'Orne : environ trente mètres linéaires ont pu être collectés.

Composés de documents imprimés, de registres, de plaques d’imprimerie et de photographies, ces deux versements portent sur les grandes activités de l’ONF : la gestion technique et foncière des forêts, l’exploitation et la commercialisation du bois et l’organisation de la chasse en forêts domaniales. Ils couvrent la période 1888-2005 et viennent ainsi compléter le fonds de l’ancienne administration des Eaux et Forêts, fondée en 1291 par Philippe le Bel, et celui de l’Office national des forêts qui lui avait en partie succédé en 1966.

Ces archives ont été partiellement décontaminées et reconditionnées. Elles sont désormais en cours de classement et d’inventaire, tâche à laquelle s'attelle Mlle Marsac, étudiante en deuxième année du master patrimoine à l'Université de Caen Basse-Normandie.

 LEVER DE RIDEAU


Les manuscrits de Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville

Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville (Paris 1697 - Id. 1782) fut nommé géographe du roi en 1718. Il produisit de nombreuses cartes qui, par leur précision, sont considérées comme les meilleures de leur époque : Chine (1735), Italie (1743), Afrique (1749), Asie (1751), Inde (1752), etc. En dehors des cartes dont il était l'auteur, d'Anville avait constitué une importante collection de documents cartographiques, aujourd'hui conservée par le département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France.

Il étudia également la figure de la Terre, prenant position dans un débat qui agitait toujours les savants de l'époque. Sa Proposition d'une mesure de la Terre fut approuvée par le roi qui consentit à couvrir les dépenses nécessaires pour effectuer des calculs précis à l'équateur et aux pôles. Deux Commissions furent nommées en 1735 par l'Académie des sciences : la première, composée de Godin, La Condamine, Bouguer, Jussieu et Couplet, se rendit au Pérou ; la seconde, composée de Maupertuis, Clairaut, Camus, Le Monnier, Outhier et Celsius, se rendit en Laponie.

Reçu à l'Académie des inscriptions et des belles-lettres (1754), élu à l'Académie des sciences (1773), il fut aussi l'auteur de nombreux ouvrages et mémoires imprimés dont on retrouve une partie des manuscrits dans le fonds de la Société historique et archéologique de l'Orne : brouillons annotés et raturés, correspondance, recueils de notes en tous genres, etc.

Notes manuscrites sur l'excentrique du soleilNotes manuscrites sur l'excentrique du soleilNotes manuscrites sur l'excentrique du soleilNotes manuscrites sur l'excentrique du soleil
 
Notes manuscrites sur l'excentrique du soleil
 
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 SOUS LES PLANCHES

Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus
 
Parmi les dessins et modèles déposés au tribunal de commerce de L'Aigle entre 1874 et 1939, voici le contenu d'une boîte de bois scellée qui vient illustrer cette fois l'actualité culturelle alençonnaise.

Ce dépôt,  effectué le 1er septembre 1924 par M. Louis Richomme, prêtre, demeurant au monastère de la Grande-Trappe à Soligny-la-Trappe, renfermait en double exemplaire la photographie d'une statue de Soeur Thérèse de l'Enfant Jésus.

Il s'agit d'un modèle en plâtre dont les canons esthétiques ont été repris pour la conception d'autres oeuvres.

Samedi 9 mai 2009, Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Séez, a béni la maison natale de Sainte-Thérèse. Le préfet Michel Lafon, le président du Conseil général Alain Lambert et le maire d'Alençon Joaquim Pueyo, ont pu eux aussi féliciter les architectes, artistes et artisans qui, depuis dix-huit mois, ont contribué à sa rénovation.

Ainsi donc, la maison natale de Sainte-Thérèse, 50 rue sainte-Blaise à Alençon, peut de nouveau être visitée, gratuitement, tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Boîte scellée contenant la photographie ci-dessous
Photographie d'une statue de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus (1924)

 ACTEURS DE LA RECHERCHE

L'association du patrimoine de Saint-Julien-sur-Sarthe

Créée à l'initiative d'élus municipaux, l'Association du patrimoine de Saint-Julien-sur-Sarthe a pour objet de
faciliter et de promouvoir la conservation et la mise en valeur de son église et de son mobilier, de sa chapelle, de ses calvaires, autrement dit de l'ensemble du patrimoine de la commune, qu'il présente un intérêt architectural ou historique, depuis ses anciennes écoles jusqu'à sa grotte souterraine.

Fort de cette première intention, une délégation du conseil municipal de Saint-Julien-sur-Sarthe s'est rendue aux Archives départementales pour documenter l'histoire de ce village. C'est ainsi que M. Germond, président de l'association, M. Fourmont, premier adjoint au maire, ainsi que Mme Chartrain, conseillère municipale, ont pu consulter quelques documents issus des archives communales, du fonds paroissial ou bien encore des minutes notariales. Face à l'importance et à la richesse des sources disponibles, ils deviendront sans nul doute de fidèles lecteurs !
L'association du patrimoine de Saint-Julien-sur-Sarthe

Direction des Archives et des biens culturels de l'Orne, 6-10 avenue de Basingstoke, 61017 Alençon Cedex  
Tél. : 02 33 81 23 00 - Fax : 02 33 81 23 01 - Mél : archives@cg61.fr - Site internet : http://www.orne.fr